mercredi 16 octobre 2019

les indes galantes

C'est aujourd'hui que se termine la programmation des Indes galantes à l'Opéra Bastille, que j'ai eu la chance d'aller voir un dimanche il y a presque dix jours maintenant, avec M.
L'envie était née en janvier déjà, suite au teaser ô combien efficace de Clément Cogitore que j'avais partagé sur les réseaux sociaux. Ce petit billet est d'ailleurs partiellement un prétexte pour le faire à nouveau.



On peut avoir certaines réserves (notamment celle de la scène trouée en son centre qui oblige souvent à des contours étranges) et les professionnels de la profession ne s'en privent pas. C'est pourtant regarder la petite partie du verre non remplie, et bouder l'ivresse du spectacle qui nous est donné. Nommer simplement l'excellence vocale, l'énergie de la mise en scène et l'implication des chanteurs et chanteuses dans la danse. Le public, qui sait rendre hommage à la générosité des artistes, leur fait un triomphe le soir où nous assistons à la représentation.

Direction musicale Leonardo Garcia Alarcon, mise en scène Clément Cogitore, choréraphie Bintou Dembélé.

vendredi 4 octobre 2019

elephant bad (very bad)

Si un ami veut gentiment vous emmener voir Elephant Man, aux Folies-Bergère, avec Béatrice Dalle et JoeyStarr entre autres, prétextez un cours de yoga ou une visite chez votre grand-mère. Vous éviterez un moment pénible. D'autant plus pénible qu'en fait de "moment", ce sera presque deux heures d'inconfort.


C'est dommage car j'aurais bien voulu aimer ce spectacle, les deux têtes d'affiche sont plutôt sympathiques dans leur genre... Et c'était le cas de beaucoup, j'imagine, qui étaient dans la salle hier, soir de première : un public de professionnels, d'amis et de VIP à l'aise dans cette foule un peu Tout-Paris.

Le premier acte est interminable, ennuyeux; les deux ou trois "inventions" scéniques s'avèrent vite des trucs à répétition qui paraissent là pour masquer la maladresse de la mise en scène de David Bobée et l'indigence des personnages. Tout est premier degré, illustratif. Le texte est balourd, creux.

A l'entracte, personne ne parle de la pièce. Je vais de groupe en groupe dans le hall des Folies-Bergère pour glaner des commentaires.... Silences gênés partout.

Malheureusement il y a un deuxième acte. Il est plus court (ce qui n'empêche pas les spectateurs de quitter la salle) mais théâtralement ridicule. Il faut supporter une scène de bagarre superflue et un final avec JoeyStarr agonisant sur scène pendant un très long quart d'heure, alors qu'autour ses acolytes enchaînent des monologues redondants.

A la sortie, des spectateurs se lâchent un peu, critiquant notamment le prix des places. Moi ça me fait de la peine que ce soit aussi raté, et c'est difficile de comprendre comment des professionnels du spectacle en arrivent à faire ça.