vendredi 29 mai 2015

lifting, suite

Finalement, ils ont réussi. Le 23 mai au soir, le port a été rendu aux passants ; quelques cafés et restaurants ont déjà investi leurs espaces de terrasses.

Les familles se promènent pour goûter la nouveauté, les enfants jouent avec les luminaires au raz du sol. Scène que je n'avais pas vue depuis longtemps : au dessus d'un bar, une abuelita profite du nouveau panorama depuis son balcon. Je pensais que toutes ces petites dames en noir que nous croisions naguère avaient fui ces immeubles, ou bien cette vie terrestre.
L'impression visuelle de ce nouveau pavement est étrange. Par endroit cela paraît comme trop grand, comme si une esplanade avait remplacé une rue. Mais dans quelques semaines ce sera noir de monde ici...
L'obélisque à la gloire des corsaires, devant la station maritime, semble planté là par hasard, encore plus que par le passé : la restriction de la circulation automobile le long du port a rendu la fonction du rond-point où il a été érigé parfaitement inutile depuis des années. À d'autres endroits au contraire c'est un soulagement : le port était défiguré le long du débarcadère par une vilaine barrière de plots de ciment, surmontés d'une vitre, mis bout à bout : ils ont disparus.

Les lampadaires sont beaucoup plus discrets
que ne le laisse croire la photo, où la diffusion
de la lumière crée un halo factice.

2 commentaires:

  1. J'imagine que ça a dû arranger le fond du quai mais quand même toute cette normalité est ennuyeuse. SdA

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    1. Oui, la normalité, c'est exactement le mot qui m'est venu à l'esprit quand je cherchais à définir pour moi-même ce désastre silencieux. Le pire : les cabines de secouriste sur les plages, même à Es Cavallet.

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